R.Y.P. "Responsible Young Passengers"

R.Y.P. "Responsible Young Passengers"
http://www.stib.be/ryp.html?l=fr


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=200985

Transport

La STIB présente sa charte du client




La Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles a présenté sa charte du client via laquelle elle s'engage à respecter des normes de qualité précises. Cette charte met l'accent sur une série de priorités telles que la ponctualité, le confort, l'information, la propreté et l'accueil.


Selon le contrat de gestion 2001-2005 passé entre la STIB et la région bruxelloise, en 2005, l'ensemble des lignes du réseau devra être certifié qualité de service. Cette certification est considérée par la STIB comme un outil permettant d'améliorer le service fourni aux clients. Nous nous engageons à assurer un niveau de qualité et le client pourra vérifier lui-même si nous sommes à la hauteur , a déclaré M. Flausch, directeur général de la STIB, tout en précisant que la charte est un contrat de confiance réciproque et solidaire entre la société et les clients. La précédente charte de la STIB datait de 1998 et il s'agissait plutôt d'une déclaration d'intention, a encore fait savoir le directeur de la STIB.

La certification qualité de service est basée sur la norme européenne EN 13816 et elle est valable durant une année. Il s'agit d'une certification de résultats, ce qui signifie que l'entreprise doit mesurer régulièrement ses engagements. Cela se fait par le biais d'enquêtes appelées "client mystère". En 2004, ce sont près de 2.000 parcours de la STIB qui ont ainsi été passés au crible par des observateurs externes.

Le point le plus difficile à respecter par la société de transports concerne la ponctualité. Si elle peut être proche des 100 pc pour le métro, elle est d'environ 80% pour les trams et les bus qui sont souvent empêtrés dans la circulation de la capitale. Si la STIB est prête à s'engager sur des points comme la ponctualité ou la propreté, elle en attend autant de la part des voyageurs. Cette charte est réciproque. Nous faisons ce que nous pouvons pour maintenir la propreté dans nos véhicules, les passagers devront en faire autant , a encore précisé M. Flausch. La charte va être distribuée auprès de la clientèle de la STIB. Elle est également disponible dans les agences commerciales ainsi que sur le site internet www.stib.be. En outre, différents critères (accueil, propreté, sécurité...) vont être déclinés à l'occasion de campagnes de sensibilisation.

L'action "Responsible Young Passengers" sera lancée à son tour. Il s'agit d'une campagne de sensibilisation à une utilisation responsable des transports publics et à la problématique du vandalisme et des incivilités. En moyenne, le vandalisme coûte entre 1,5 et 2 millions d'euros par an, a précisé le porte-parole de la STIB. L'enjeu de de cette campagne sera de sensibiliser les jeunes par rapport à des valeurs comme la tolérance, le respect et la solidarité avec les autres voyageurs. Des écoles secondaires seront associées à ce projet et des groupes vont être constitués au sein de chaque établissement scolaire. Les jeunes qui sont intéressés par cette démarche recevront une formation adéquate leur permettant de favoriser un comportement citoyen lors de l'utilisation des transports en commun (D'après Belga)

Quelques élèves volontaires de l'Athénée Royal de Ganshoren vont participer à cette action en collaboration avec le service de prévention de la Stib et l'ASBL COREN.
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# Posté le mercredi 09 novembre 2005 08:57

Modifié le dimanche 01 février 2009 05:01

Amnesty International : C'est quoi ? ...

http://www.amnestyinternational.be/

http://www.amnesty-jeunes.be/

Amnesty : C'est quoi ?

Amnesty International est un mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains. Elle intervient au nom des victimes de violations de ces droits, en se basant sur une recherche impartiale et sur le droit international. L'organisation est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion.

D'un petit groupe de bénévoles travaillant dans un minuscule bureau à Londres, Amnesty est devenue aujourd'hui la plus grande organisation de bénévoles au monde travaillant en faveur des droits humains.

Amnesty compte plus de 1,1 million de membres et sympathisants, dans plus de 140 pays et territoires. On compte des sections nationales dans plus de 50 pays, 30 d'entre elles dans des zones hors de l'Europe et de l'Amérique du Nord. L'organisation peut aussi compter sur le soutien actif de 7 500 groupes locaux dans plus de 100 pays.

Amnesty possède des structures de décision démocratiques. Gérée par une Secrétaire générale, l'organisation est dirigée par un Comité Exécutif International composé de neuf membres, dont huit membres bénévoles (élus par une assemblée générale mondiale de représentants de toutes les sections nationales), et d'un membre élu du Secrétariat International.

Situé à Londres, ce Secrétariat International est le centre névralgique du mouvement sur le plan de la recherche et emploie plus de 290 permanents payés et 90 bénévoles provenant de plus de 50 pays différents. L'efficacité d'Amnesty dépend de sa crédibilité : une recherche fiable et détaillée est donc essentielle. Avant de lancer des actions, chaque information est vérifiée à sept niveaux différents, et trois sources extérieures sont requises pour confirmer une preuve provenant du terrain. La recherche est menée par une équipe d'experts, soutenus par des spécialistes appartenant à des disciplines aussi diverses que le droit, la médecine, les médias et la technologie.

La qualité de sa recherche est considérée comme hautement fiable, et ses informations sont largement consultées par des chercheurs, des journalistes, des gouvernements, et des organisations cherchant des données sur les violations des droits humains.
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# Posté le vendredi 11 novembre 2005 04:03

Modifié le dimanche 01 février 2009 04:56

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http://www.apiguide.net/05scienc/03enseig/03enseig.htm

http://eunomie.u-bourgogne.fr/elearning/ressources-SHS.html

ANGLAIS

http://www.iscbarvaux.be/ressources/anglais.htm

http://www.e-anglais.com/

NEERLANDAIS

http://www.iscbarvaux.be/ressources/neerland.htm

http://www.xs4all.nl/%7Ejohnpiek/taal.html

ALLEMAND

http://www.imfalle.net/teleenseignement.html

http://www.u-picardie.fr/CRL/minimes/allemand/cours_d.htm

LATIN

http://www.iscbarvaux.be/ressources/latin.htm

ESPAGNOL

http://coursespagnol.tripod.com/plan_du_site.htm

http://www.elemadrid.com/fr/page67.html

http://www.espagne-espagne.com/cours_espagnol.htm

ITALIEN

http://www.radins.com/linker.php?id=2472

http://www.yakeo.com/fr/cours_exercices_italien/
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 04:09

Modifié le mardi 02 mai 2006 05:31

Nous vivons en démocratie », ils disaient ... par Philippe Schmetz

Nous vivons en démocratie », ils disaient ... par Philippe Schmetz
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=157

http://www.ecoledemocratique.org/

EDUCATION À LA CITOYENNETÉ : DERRIÈRE LES DISCOURS LÉNIFIANTS
Nous vivons en démocratie », ils disaient ...
vendredi 2 avril 2004, par Philippe Schmetz



« Droit de vote, suffrage universel, régime parlementaire, constitution, partis démocratiques, séparation des pouvoirs, liberté d'expression, droits et devoirs du citoyen », « une presse garante de la démocratie », « les Etats-Unis, la plus grande démocratie au monde », « liberté, égalité, fraternité » ... A en croire le discours des politiciens, des intellectuels et des journalistes « de révérence » ... et des hommes d'affaires, nous sommes les heureux citoyens du meilleur des mondes possible. Certes, reconnaissent-ils volontiers, ce monde n'est pas parfait, il lui arrive de « dysfonctionner », mais quand même, c'est ce qu'on a fait de mieux comme système. Qu'ils disent.
Et pourtant ....


La mise à mort du droit d'asile
Le coussin qui a étouffé Sémira Adamu était démocratique : il était prévu dans la procédure légale de refoulement des candidats réfugiés déboutés récalcitrants. Procédure appliquée avec zèle par l'administration et les forces de l'ordre. Procédure couverte par le ministre et les partis démocratiques au pouvoir.

Les murs de la honte
Plus de 4000 personnes sont mortes en dix ans - par noyade principalement, mais aussi par asphyxie, par hypothermie ou par suicide - en tentant de pénétrer dans l'espace Schengen, la « forteresse Europe », constituée exclusivement de régimes démocratiques (1). Les « murs de la honte », qu'ils entourent l'Europe et ses centres fermés pour étrangers ou qu'ils séparent l'état d'Israël de son voisin palestinien, résultent de décisions prises au sein d'exécutifs démocratiques.

Les services publics sacrifiés
Les (dizaines de) milliers d'emplois sacrifiés dans les écoles, les chemins de fer, les hôpitaux, les bureaux de poste et autres services publics, l'ont été par des coalitions gouvernementales élues démocratiquement. Alors que les besoins sociaux ne cessent de se faire plus criants (pensons, par exemple, à l'analphabétisme).

La chasse aux chômeurs

Les chômeurs, montrés du doigt comme « profiteurs » et sommés de se justifier sans relâche, le sont par un gouvernement démocratique, par ailleurs incapable de créer de l'emploi (en Belgique, on avance le chiffre d'un poste disponible pour 30 demandeurs d'emploi !)

Le nirvana de la démocratie de marché

Le nombre de démocraties parlementaires a quasiment triplé ces trente dernières années, passant d'une quarantaine à cent vingt (2). Dans le même temps, les inégalités n'ont fait que se creuser : le rapport entre le PNB des pays les plus riches et celui des pays les plus pauvres est passé de 44 à 1, en 1973, à 86 à 1, en 2000 (3).

Ce sont des élus qui, depuis plus de vingt ans, sapent systématiquement les acquis sociaux de l'après-guerre. Réduction de l'assiette fiscale de l'Etat, coups de sabre dans les dépenses sociales et culturelles, contrôle draconien des revenus du travail, cadeaux tous azimuts aux revenus du capital, avec toutes les conséquences que cette politique a sur la majorité des habitants de la planète.

Car non contents d'appliquer ce régime à leurs propres citoyens, les puissants l'ont imposé - au besoin via des régimes fantoches - aux peuples du tiers-monde (dette, ajustements structurels, etc.) Pensons au naufrage de l'Afrique, ou encore à celui de l'Argentine, pourtant présentée, il y a peu de temps encore, comme un élève modèle du Fonds Monétaire International.

Dans les pays de l'ancien « bloc soviétique », la transition vers la démocratie et l'économie de marché, annoncées comme autant de nirvanas insurpassables, se solde par la misère : 2% de la population était pauvre en 1988, 21 % en 1998 (4). L'espérance de vie y est, pour la première fois depuis des décennies, en recul. Il serait intéressant aussi de s'interroger sur les causes des conflits sanglants qui ont déchiré bon nombre de pays accédant à la liberté et à la démocratie après les décennies de ce qu'on a coutume d'appeler la « guerre froide ». Ou sur le développement, dans ces mêmes pays, de la mafia.

« Radio Paris ment, radio Paris se tait »


D'énormes média-mensonges - reconnus depuis lors - ont barré les Unes de la presse libre des pays démocratiques. Les charniers de Timisoara, le massacre de la maternité de Koweit City, les armes de destruction massive en Irak, etc. La tache sur la robe de Monica Lewinski a fait couler bien plus d'encre que la vague de bombardements lancée au même moment par Clinton sur l'Irak. Et ce n'est pas près de s'arrêter, car le quatrième pouvoir s'obstine à refuser toute remise en cause radicale.

Les bombes

Les bombes qui se sont abattues sur l'Irak, comme l'embargo meurtrier des dix années précédentes - on cite des chiffres allant de 500 000 à un million de morts, et plusieurs observateurs internationaux ont démissionné de leur poste à Bagdad, choqués par les conséquences de la politique occidentale -, ces bombes, donc,venaient d'une coalition composée essentiellement de pays démocratiques, mus par le désir de renverser un tyran et d'établir dans ces contrées une démocratie.

La planète mise à sac

Les principales menaces écologiques qui pèsent sur la planète, - et qui, déjà maintenant, tuent -, effet de serre, accidents industriels, agriculture intensive, gaspillage des ressources naturelles ou pollution des eaux, sont le fait, en grande partie, du mode de vie et de production des pays les plus industrialisés, les grandes démocraties - phares de l'humanité. Un chiffre, un seul : le cinquième le plus riche de la population mondiale est responsable de 53 % des émissions de dioxyde de carbone (responsable du réchauffement de la planète), le cinquième le plus pauvre, qui n'en produit que 3 %, vit dans les communautés les plus vulnérables aux inondations côtières (conséquence de ce réchauffement). (6)


Le rêve américain


Arrêtons-nous, si vous le voulez bien, sur la plus grande de ces démocraties-phares, l'Empire autoproclamé du Bien : toutes les administrations qui se sont succédées aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'années, démocratiquement élues, ont réussi avec une belle constance à creuser les inégalités. Moins d'aides sociales et blocage des petits salaires d'un côté, cadeaux fiscaux de l'autre. Résultat : si, en 1980, le patron d'une des 365 plus grosses entreprises américaines touchait en moyenne 42 fois le salaire de son ouvrier, en 2000, c'était 691 fois ! (4)
Suffrage universel ? Elections démocratiques ? Souvenons-nous de l'affligeant spectacle de l'élection présidentielle américaine de 2000. Le comptage et le recomptage des votes en Floride, la bataille juridique entre G.W. Bush et Al Gore. Un spectacle présenté dans les médias dominants comme une « leçon d'instruction civique ». Sur le moment, on a bien ri. Mais sait-on assez le caractère foncièrement inégalitaire des élections à la sauce américaine ? Des règles de scrutin différentes selon les états et les comtés, l'interdiction de voter pour des millions d'Américains, la présélection des candidats par l'argent, la publicité politique abrutissante et vide de contenu, les médias réservés aux seuls candidats d'un « parti unique bicéphale » - tant démocrates de centre droit et républicains peuvent s'entendre sur presque tout -, le suffrage indirect conçu pour bétonner le pouvoir des petits états ruraux à majorité blanche et conservatrice (il faut 3,44 Californiens pour peser autant qu'un habitant du Wyoming !) et, surtout, l'intimidation des dissidents au nom du sacro-saint « vote utile » (5)...
Rappelons aussi combien fut sévère la chasse aux sorcières des années du Maccarthysme et combien les syndicats américains sont muselés. Ou encore le mépris avec lequel l'administration actuelle a lancé sa guerre contre l'Irak sans l'accord de l'ONU et en menant une propagande fondée sur des média-mensonges étatiques.

On va en rester là de ce réquisitoire. Sans trop de peine, nous pourrions encore remplir des pages et des pages sur les mirages de la « démocratie ». Ce ne sont pas les raisons de se révolter qui manquent.

Une mise au point

Vous pourriez croire qu'à notre tour nous entonnons le refrain du « tous pourris » à propos de la classe politique et des médias. Et que nous faisons chorus avec les ultra-conservateurs, les nationalistes et l'extrême droite pour critiquer la mondialisation. Notre propos n'a rien de démagogique ou de populiste. Non, ce que nous prônons, c'est une critique sociale et matérialiste. Ce que nous reprochons aux politiques et aux médias dominants, c'est leur soumission plus ou moins consciente et active aux dogmes de l'économie de marché, des dogmes en totale contradiction avec l'idée que nous nous faisons de la démocratie. Comment, en effet, concilier le capitalisme (qui, comme son nom l'indique, consiste en la recherche et l'accumulation du profit) et la solidarité ? Soyons clairs : nous sommes POUR la démocratie. Mais pas celle qu'on nous vend aujourd'hui, démocratie formelle, écran de fumée qui masque la loi de la jungle. La démocratie pour laquelle nous militons se construit sur l'égalité, la coopération, la redistribution des richesses, la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, l'éducation pour tous, l'information critique, la tolérance, la liberté (pas celle des capitaux, ni celle qui autorise à écraser autrui pour faire fortune) et la gestion rationnelle et responsable des ressources naturelles de la planète.

(1) Le Monde diplomatique, mars 2004
(2) L'atlas du Monde diplomatique, janvier 2003.
(3)Manière de voir, décembre 2003-janvier 2004.
(4) L'atlas du Monde diplomatique
(5) S. Halimi et L. Wacquant, La présidence affaiblie, Le Monde diplomatique, décembre 2000
(6) PNUD, Rapport mondial sur le développement humain, Paris, 1998, cité par D. Vidal dans le Monde diplomatique

Philippe Schmetz
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# Posté le dimanche 20 novembre 2005 04:09

Modifié le vendredi 09 décembre 2005 10:04

Les OGM ? Pour quoi faire ? video : les OGM...

Conférence de Christian Velot, Maître de conférence en génétique moléculaire (Univ Paris-Sud XI), chercheur a l'institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d'Orsay). Dans cette conference donnee a Toulouse en 2005, il donne une explication scientifique très pédagogique de ce que sont les OGM. Cette video est en ligne car son auteur encourage sa propagation, mais elle fait par ailleurs partie d'un DVD qui coûte 10 euros et dont les recettes servent a soutenir le mouvement des faucheurs volontaires.

Vous pouvez le commander sur le site de la Confédération Paysanne en suivant ce lien : http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?rubrique_id=12«


http://www.natpro.be/analyse33.htm

http://www.ogmdangers.org/
http://www.infogm.org/
http://www.ogm.org/
http://www.ogm-info.com/Les OGM ? Pour quoi faire ?


Deux événement d'actualité, en rapport avec les OGM, nous ont amenés à formuler la petite synthèse qui suit. Il y a, tout d'abord, la volonté nette des producteurs d'OGM de faire inscrire dans la loi un seuil de pollution minimum de toutes les semences non OGM, c'est-à-dire de se faire octroyer le droit à saccager impunément un patrimoine de l'humanité. Il y a aussi l'inscription – plus anodine qu'on ne pourrait le croire de prime abord – au catalogue européens de variétés de maïs déjà autorisées par certains états membres.

Par Marc Fichers

En fin de mandat, la Commission européenne présidée par l'Italien Romano Prodi fut appelée, début septembre, à débattre, une fois encore de la redoutable question des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas sortie de l'impasse. Mais que faut-il désormais retenir ?

Se battre pour la pureté des semences

Depuis deux ans, l'Europe devait se prononcer sur la délicate question de la pureté des semences, dans un monde supposé plein d'OGM. Le Comité Permanent sur les Semences de l'Union européenne avait été saisi d'une demande des firmes productrices de tolérer, en-dessous d'un seuil déterminé, la présence de semences OGM dans les lots de semences. Cette tolérance permettait de ne pas devoir mentionner la présence d'OGM sur l'étiquette. Au gré des discussion, le seuil de tolérance a varié entre 0,3 et 0,7 %. Si un autre seuil que le seuil zéro (le seuil de détection) était accepté, cela voudrait dire que n'importe quel lot de semences pourrait contenir des OGM sans devoir être étiqueté !

C'est donc un véritable droit à polluer impunément que les firmes souhaitent obtenir de la Commission européenne, c'est le droit d'obliger l'agriculteur à semer à son insu plusieurs milliers de plants OGM à l'hectare chaque fois qu'il emblavera un champ ! Et comme une plante se reproduit et que les graines sont viables plusieurs années dans le sol, on mesure l'impossibilité qu'il y aurait à rattraper une pollution de ce genre.

Fort heureusement, aucune décision n'a encore pu être prise à de sujet. La décision était sur la table de la Commission Prodi le 8 septembre dernier. Elle n'est pas arrivée à trancher, préférant renvoyer la patate chaude dans l'assiette de la prochaine commission.

Dans ce dossier, Nature & Progrès Belgique tient à réitérer très clairement la position qui est la sienne : le seul seuil possible est le seuil zéro, c'est-à-dire le seuil de détection. Tout lot de semences qui ne serait pas indemne d'OGM doit être rigoureusement étiqueté et, par conséquent, nous n'en doutons pas un seul instant, soigneusement mise en quarantaine par les agriculteurs.

Dix-sept nouveaux vieux OGM

Mais la défunte Commission a – quand même ! – réussi à décider quelque chose le 8 septembre dernier ! Elle a, en effet, approuvé, non pas l'autorisation de nouveaux OGM, comme on l'a souvent dit, mais bien l'inscription au catalogue européen de dix-sept variétés de semences de maïs OGM. Précisons ici que, pour être inscrite au catalogue européen, n'importe quelle semence doit d'abord être autorisée dans un état membre. Et c'était bien le cas de ces dix-sept variétés qui étaient autorisées, en Espagne et en France, depuis 1998 ; que certaines ont même été – en dépit de tout bon sens ! – cultivées en Espagne, sous le gouvernement Aznar (voir notre Petite Gazette n°45). A cette époque, la cause des OGM se décidait entre scientifiques de haut vol, financiers prêts à tout et politiques désinformés... Avec, pour funeste conséquence, le fait que ces variétés pourront désormais être cultivées dans n'importe quel état membre. Mais, comme six années ont passé, une éternité dans le monde frénétique des OGM, gageons qu'il n'y a plus grand intérêt pour qui que ce soit à cultiver aujourd'hui pareils dinosaures. La man½uvre n'est assurément qu'une gesticulation de plus qui a pour but de faire croire au grand public que la cause des OGM avance et que la Commission européenne les accueille à bras ouverts.

Pourquoi autoriser des OGM ?

Reste que la question est entière et que tout homme politique ferait bien aujourd'hui de se la poser sérieusement. Pourquoi diable autoriser des OGM ? A quoi pareille décision peut-elle rimer ? Pourquoi donner, à quelques firmes transnationales, le droit de polluer irrémédiablement toute notre agriculture ? Pourquoi programmer la disparition de l'agriculture conventionnelle ? N'évoquons même pas ici le cas de l'agriculture biologique qui sera une première belle proie pour le chat OGM...

Nos responsables politiques doivent désormais savoir que, des OGM, les consommateurs n'en veulent pas ! Toutes les études réalisées sur la question prouvent que plus le consommateur en apprend sur les OGM, moins il en veut.

Les OGM, d'autre part, n'apportent aucune solution à la crise agricole. Aucun syndicat agricole les réclame. Mieux encore, Nature & Progrès Belgique a contribué à mettre en évidence que les pouvoirs politiques locaux, les pouvoirs proches des citoyens, n'en veulent plus non plus : en Wallonie, 30% des communes ont dit clairement non aux OGM, même si elles n'ont que peu de pouvoirs pour s'y opposer. Mais ceci explique peut-être cela...

Enfin, l'agriculture biologique, et l'environnement tout entier, sont aujourd'hui en grave danger. Et si l'agriculture biologique devait pâtir, nul doute que le conventionnel suivrait peu de temps après...

Alors pourquoi les OGM ?

Reposons la question une fois encore : pourquoi les OGM ? Pourquoi cette question, latente depuis plusieurs années, n'est-elle pas appréhendée plus fermement par le monde politique ?

Une première réponse s'impose : parce que les responsables ne connaissent rien au dossier et se laissent stupidement berner par les a priori scientistes qui sont les leurs ? Peut-être... Certains responsables politiques affirment encore, sans rire, que les OGM vont sauver les pays du sud de la famine... Chez Nature & Progrès, nous l'affirmons désormais sans crainte : non, les OGM, ce n'est pas le progrès. Tout au contraire, c'est le symbole d'une aliénation totale pour les décennies à venir, du monde paysan, en tout cas, mais surtout de tous ceux qui ont besoin de se nourrir ! De nous tous, en fin de compte...

Une autre explication de la pusillanimité de nos représentants est la volonté de ne pas s'opposer à l'impérialisme économique. Pour beaucoup, la motivation à laisser courir les OGM serait, en effet, d'ordre économique. Mais pour qui serait le bénéfice ? Pour nos concitoyens, ou pour quelques multinationales aux desseins opaques, comme la trop célèbre Monsanto ?

Cela signifierait, à coup sûr, que ce bénéfice serait pour quelques individus, alors que les risques et dégâts seraient assumés collectivement. Comment se fait-il que nos politiques tolèrent une chose pareille ?


A quoi joue l'Europe ?


L'Europe est, aujourd'hui, en mal de légitimité. Au vu du dossier des OGM, on comprend aisément pourquoi. Alors qu'elle se charge royalement d'autoriser des chimères et d'organiser la pollution, elle laisse aux différents États membres le soin de régler la coexistence entre les différents types d'agriculture. Tâche ingrate, s'il en est, puisqu'il est aujourd'hui clairement démontré que toute coexistence est rigoureusement impossible !

En Région wallonne, de nombreuses réunions ont été organisées afin de préparer un arrêté qui règlerait la cohabitation de cultures OGM et non OGM. Précisons toutefois que le seul critère qui fut d'emblée retenu fut le préjudice économique ! Le texte wallon partira donc du principe que les risques pour la santé publique et pour l'environnement n'existent pas, puisque l'OGM en question aura été préalablement autorisé au regard de ces critères !

Il est toutefois apparu, dès les premières réunions, que toute coexistence était impossible. Comment garantir, en effet, qu'une moissonneuse qui sort d'un champs de colza ou de blé ne va pas disséminer des graines dans un autre champ ? A moins de consacrer une demi-journée à la nettoyer chaque fois qu'on sort d'un champ...

Un jeu de dupe insupportable

Il y a, enfin, la question subsidiaire : en cas de pollution, qui sera responsable ? Le fermier incriminé sera-t-il seulement solvable puisque le risque lié aux OGM est absolument impossible à assurer (voir nos revues Valériane n°s 40 et 44).

Dès ce moment, la situation est donc clairement une situation d'irresponsabilité. Discuter pour donner à certains le droit de polluer, alors même qu'on n'a aucune possibilité de s'assurer sur ces risques de cette pollution, est une leurre absolu. C'est un jeu de dupe dans lequel états et citoyens ne pourront que se faire gruger par les groupes multinationaux.

Alors pour quelle raison le fossé s'élargit-il sans cesse entre l'intérêt des citoyens et les décisions des politiques ? Peut-être parce que nous jugeons inaccessible pour les citoyens que nous sommes le niveau de pouvoir où ces décisions se prennent ? Le quartier européen de Bruxelles serait-il sur une autre planète ? Nous ne devons pas croire une chose pareille ! Nous avons des représentants à l'Europe et nous devons aujourd'hui leur demander des comptes...

Que font nos parlementaires européens ? Que font nos ministres en commissions ? Relayent-ils l'avis du citoyen ? Connaissent-ils suffisamment leurs dossiers ? Hélas, à notre très grand regret, nous devons aujourd'hui en douter...


Nature & Progrès Belgique demande donc que :


aucun seuil de pollution ne soit autorisé et que tout lot de semences contenant des OGM, à un seuil supérieur au seuil de détection, soit clairement étiqueté OGM,

que les règles de coexistence qui vont être mises en place par la Région wallonne garantisse l'impossibilité de polluer et établisse des responsabilités claires dans le chef des firmes qui vendent les OGM et des agriculteurs qui en cultiveraient,

qu'un règlement responsabilisant les sociétés commerciales, propriétaires et distributrices de semences, soit voté au niveau régional et européen,

que nos parlementaires s'inquiètent de l'intérêt des citoyens avant de prendre en compte d'hypothétiques considérations d'ordre économique.
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# Posté le vendredi 25 novembre 2005 02:36

Modifié le dimanche 01 février 2009 04:28