UNE VERITE QUI DERANGE ... film d'AL GORE

UNE VERITE QUI DERANGE ... film d'AL GORE
http://www.criseclimatique.fr/

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=6284

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14083

http://blogs.lesoir.be/empreinte-eco

Notre planète est menacée de mort, le compte à rebours a commencé. La communauté scientifique internationale s'accorde pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe générale – un bouleversement majeur du système climatique entraînant des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des crues, des épidémies, des vagues de chaleur meurtrières d'une ampleur sans précédent.

Est-ce une raison pour désespérer? Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou céder à la tentation du fatalisme, UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE nous invite à suivre, partager et relayer le combat passionné d'un homme pour stopper le réchauffement climatique et dénoncer les mythes et illusions qui l'entourent.
Cet homme est l'ancien Vice-président des États-Unis, Al Gore, qui, à la suite de sa défaite à l'élection de 2000, opéra un changement de cap décisif en décidant de contribuer de toutes ses forces à la survie de la Terre. Depuis cinq ans, Al Gore sillonne donc les États-Unis, multipliant conférences et exposés pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de résoudre cette crise environnementale.
Ce passionnant documentaire sur le "grand show climatique" d'Al Gore expose les vérités scientifiques irréfutables qui fondent son combat. Il trace aussi, en parallèle, le portrait intime et émouvant d'un personnage méconnu dont on découvre l'humour, la chaleur communicative, l'ouverture d'esprit et l'engagement passionné.

Les terribles tempêtes de 2005 auront été une incitation supplémentaire à agir au plus vite, et Al Gore ne prend pas de gants pour souligner l'urgence et la gravité de la situation. Le film présente avec éloquence des donnés scientifiques et des prévisions argumentées, et suggère des mesures simples et concrètes, à la portée de chacun de nous. L'histoire personnelle d'Al Gore donne un écho supplémentaire à ces informations citoyennes. Au fil des scènes, on découvre en effet l'itinéraire singulier de ce jeune étudiant idéaliste qui comprit très tôt l'ampleur et les enjeux de la crise environnementale ; de ce jeune Sénateur qui dut affronter un terrible drame familial et en tirer les enseignements ; de cet homme qui faillit devenir Président des États-Unis, mais préféra se consacrer à la cause qui lui tient le plus à c½ur.

Avec esprit, une pointe d'humour et une bonne dose d'espoir, UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE fait passer le message le plus important, le plus convaincante d'Al Gore : Nous ne devons plus considérer le réchauffement climatique comme un "problème politique", mais comme le plus grand challenge moral de notre civilisation...


CRITIQUE : Une vérité qui dérange

Il aura suffi d'une projection d'Indigènes pour que le gouvernement, sous l'impulsion d'un Jacques Chirac ému, s'engage enfin à "décristalliser" les pensions des tirailleurs africains. Gageons qu'il faudra un peu plus que la projection réservée ce soir aux députés à l'Assemblée Nationale pour que change la politique environnementale, et donc industrielle et énergétique de la France. Passées les belles déclarations de principes ("notre maison brûle et nous regardons ailleurs"), les contraintes économiques (réelles ou supposées) et le poids des lobbies tuent le plus souvent dans l'½uf toute vélléité d'application concrète et rapide.
Reste que la sortie très médiatisée d'Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim, appuyée sur une campagne de grande ampleur (voir le site criseclimatique.fr), ne peut qu'aller dans le bon sens, celui d'une prise de conscience des citoyens : les citoyens qui seuls peuvent faire pression sur leurs élus pour infléchir les orientations publiques ; les citoyens qui par leurs habitudes de consommation sont aussi les acteurs de toute action d'ampleur. Dans la veine "do it yourself", le site officiel délivre ainsi une série de quelques "gestes simples pour sauver notre planète".

Quant au documentaire lui-même, il a les défauts de ses qualités : on passera sur la success-story à l'américaine bâtie autour du personnage d'Al Gore, on tentera d'oublier le côté très formaté de la mise en scène, pour retenir la force pédagogique du propos. Les images, schémas, animations en trois dimensions convoquées par Al Gore lors de ses conférences ont une capacité de conviction qui dépasse les habituels discours des climatologues. Le film peut ainsi servir de support tout à fait adéquat dans le cadre de l'Education à l'Environnement pour un Développement Durable (voir le dernier dossier du Café pédagogique : Nouvelles ressources sur l'effet de serre). Il peut également être utilisé en Anglais, comme le propose Christine Reymond, liens à l'appui (notamment vers les principales critiques des journaux américains), dans la dernière édition du dossier mensuel du Café pédagogique.

[Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim. 2006. Durée : 1 h 38. Distribué par United International Pictures. Sortie le 11 octobre]

Al Gore, la surprise de l'humour
Vendredi, 20 octobre 2006 2:24pm




Taille de bûcheron, costume bleu marine et santiags blacks... Dans le confort feutré de l'Amigo, à Bruxelles, le géant américain semblait corseté dans le mini-cosy rouge qui lui était dédié pour répondre aux questions de la presse belge, le 8 octobre dernier. Toile de fond de la venue de l'ex vice-président américain, la présentation d' « Une vérité qui dérange », son film combat sur le réchauffement planétaire, a animé une courte rencontre avec les journalistes du Soir et du Morgen. L'homme se lève et sourit...


« La première personne qui m'a suggéré de transformer mon slide show en film était Laurie David, un des trois producteurs du film. J'étais sceptique quant au fait de pouvoir en faire un film mais ils m'ont persuadé. Et je suis très heureux de les avoir écoutés parce qu'ils ont fait un boulot fantastique. »

Quelle est la différence y a-t-il dans votre relation avec le public entre ces conférences sur les changements climatiques que vous tenez aux quatre coins des Etats-Unis et de la planète et un tel film ?

« Il va de soi qu'un show dias engendre de facto un lien personnel et émotionnel avec l'audience qui vit et respire autour de vous. Quand on projette des images sur un écran, c'est différent, il faut procurer à une plus large audience assez d'informations sur des aspects plus personnels des personnes à l'écran afin de créer une vraie complicité avec le spectateur. C'est en ce sens que le réalisateur Davis Guggenheim m'a dit : « C'est peut-être vous, cette personne... » (rires). C'est la principale différence : il y a une valeur attractive plus importante au bout du compte dans un film comme celui-ci. Je continue à produire mon show dias et l'améliore aussi souvent que possible. Il y a beaucoup d'éléments que j'ai ajouté depuis que j'ai fait le film. Vous voulez-les voir ? » Oui, maintenant, comme cela l'interview pourra se prolonger (éclats de rire)

La forme parfois ludique de vos conférences permet-elle d'aller plus loin dans le message que vous voulez délivrez ?

« Il pouvait y avoir un risque (NDLA: de ne pas assez incarner la question), mais je ne pense pas que ce soit le cas avec ce film. Idéalement, je devrais pouvoir sortir du film pour un peu marcher et déclarer aux spectateurs : il y a assez de faits, non ? (NDLA : il rit) »

Les gens peuvent également dire que vous délivrez ce message d'une manière attractive mais les détails ne sont pas corrects...

“Mais les détails sont corrects ! Aux Etats-Unis, Associated press a contacté tous les scientifiques personnellement. Tous ceux qui ont répondu, tous n'ont pas répondu, tous ceux qui ont répondu donc, ont déclaré que les faits scientifiques sont corrects. Je ne suis pas surpris de cela puisque j'ai travaillé avec la communauté scientifique depuis trente ans sur la question pour démontrer que c'est juste. Je comprends ce que vous voulez dire mais je pense que si le film marche comme cela, c'est parce le réalisateur a voulu qu'il y ait un équilibre entre ce que la science établit de manière pointue et une valeur ajoutée attractive.”

Vous parlez des faits et du consensus scientifique, mais certains scientifiques continuent à contester la thèse d'un réchauffement d'origine humaine. Quelque 61 scientifiques ont par exemple envoyé une lettre ouverte au gouvernement canadien à ce sujet... (NDLA : Je lui tends la pétition des « Amis de la science »)

Il saisit la pétition, interrogatif, puis presque comédien : « Oh ! Je ne connais rien de ces Amis de la science, mais je peux vous parier – il cite les termes « Friends of science » avec une onctuosité cruelle dans le timbre de voix - qu'avec un nom pareil ils ont été payés par Exxon Mobil (éclats de rire). »

Vous connaissez ces personnes ?« Laissez-moi voir deux minutes. »

(NDLA : Il épluche la liste des 61...) Ils viennent essentiellement du Canada, des Etats-Unis et d'Australie. On trouve un français également...

« Vous savez c'est une partie du problème : vous pouvez toujours trouver 61 scientifiques... (NDLA : il parcourt la liste et s'interrompt). Oh ! Patrick Michels, mais celui-là a notamment reçu de l'argent d'Exxon Mobil. Mais beaucoup d'autres aussi. Il font tous partie du même petit groupe qui va vous dire que l'atterrissage sur la lune était une scène de film tournée en Arizona.”

C'est peut-être le même groupe dans le fond (NDLA : rires) ?

« J'ai eu un dîner à Amsterdam l'année passée et quelqu'un me disait qu'il était sceptique à propos de l'origine et des risques majeurs liés au réchauffement et je lui ai répondu : Vous n' avez trouver des personnes pour faire un film. » Il m'a répondu : « Mais y a-t-il matière à dire quelque chose ? » (NDLA : il éclate de rire). « Bon, un peu de sérieux, il y a un contraste intéressant entre deux études : la première a été faite à l'université de Californie. Elle a fait une large étude des articles scientifiques publiés avec revue par les pairs sur le réchauffement global depuis dix ans. Quelque 928 articles avaient été passés en revue et le nombre qui ne s'accordait pas avec le consensus était zéro ! La deuxième étude analysait la couverture des quatre quotidiens US sur la question depuis 14 ans : elle montrait que 53 % exprimaient des doutent à ce propos. Il y a une grande différence entre les revues par les pairs, c'est à dire les scientifique qui se soumettent à la critique de leurs pairs avant toute publication et ceux qui sont en lisière de la recherche et qui soumettent leurs papiers aux journaux en leur disant ce sont les faits, vérifiez les ! Et certains papiers reçoivent de l'argent des compagnies pétrolières ou des mines de charbon pour les diffuser. La manière dont la forme publique fonctionne de nos jours est très vulnérable face aux productions de cette science légère qui est soutenue par des intérêts particuliers. Il y a peut-être certaines personnes qui pensent vraiment ce qu'elles disent et il est aussi vrai que dans l'histoire des sciences, parfois, un scientifique seul ou un petit groupe peut avoir raison contre tous. »

Comme Galilée...

« Oui, certainement, mais dans le cas du réchauffement d'origine anthropique ce sont des longues études très étendues dont on fait peu la publicité. Il paraît plus aisé pour certains médias de répercuter les études sceptiques qui confortent les gens qui n'y croient pas. Un des plus célèbres géographes ne croyait pas aux plaques tectoniques dans les années soixante et est mort comme cela... Les gens ont accepté ces vues depuis lors puisque le monde a avancé. »

Pensez-vous que votre film est une bonne manière de combattre cette stratégie du déni ?

« Oui, je le pense. Il y a eu un grand changement dans la discussion démocratique. Le documentaire devient un des dernières « boulevards » pour communiquer à propos d'un sujet très complexe. Cela requiert plus que quarante secondes pour toucher une audience très large. Je ne veux pas vous embêter avec cela, mais c'est très important : d'où est venue la civilisation belge ? Et plus tard, la civilisation US... Tout cela est connecté. Erasme a exposé le rôle de la raison au Moyen-Age. Le féodalisme était supporté par un Monopoly lié à la non diffusion de l'information. L'église a tenté de masquer certains livres. La plupart des gens n'avaient pas accès à cette information et donc au pouvoir. Quand la presse imprimée a inventé une nouvelle manière dynamique et interactive d'informer et de dialoguer avec les citoyens, la logique a changé. Aujourd'hui, la télévision surpasse les journaux. Et maintenant, dans mon pays, pourquoi la télévision est-elle aussi hypnotique ? Dans cet environnement, le documentaire offre une manière unique de communiquer la vérité sur des sujets compliqués... »

Dans votre film, vous utilisez l'ironie, les effets visuels, l'humour, la surprise...

“Oui, l'humour en ce qui me concerne est une heureuse surprise” (NDLA : il éclate de rire)

Vous évoquez une question morale à propos de la nécessité d'agir très vite pour prévenir un cataclysme planétaire. Le Danois Bjon Lomborg réplique à ce propos que la première question morale est de réduire la pauvreté et les maladies endémiques qui ruinent les pays sous-développés...

« C'est de la rhétorique. Si on ne résout pas la crise climatique, tous les problèmes actuels iront infiniment plus mal. Si on résout le changement climatique, il sera plus facile d'aborder les problèmes de la pauvreté. La génération de mes parents aux Etat Unis, après la Seconde guerre mondiale, ont trouvé un moyen de mettre en oeuvre un challenge important chez nous et en Europe afin de la réunifier, de mettre en oeuvre les Nations-unies et un système de commercial mondial... De la même manière, la prise de conscience de la crise climatique peut nous donner une vision et une autorité morale pour être plus efficaces dans la résolution des problèmes du sida et prévenir les millions de personnes qui décèdent chaque année de diarrhées. Ces personnes pourraient être traitées avec de la pénicilline depuis longtemps. Alors, vraiment, quand Lomborg dit qu'on doit choisir entre la crise climatique et les maladies... Pourquoi avez-vous plus de maladie de lime en Belgique aujourd'hui ? Parce que les tiques se répandent plus avec les changements climatiques. Les moustiques, dans beaucoup de parties du monde, étendent leur aire de distribution et montent en altitude,... Les plantes et animales se répandent dans de nouvelles niches écologiques en raison des changements climatiques et dans le même temps les germes et les virus suivent cette expansion. Les coûts des maladies liées aux changements climatiques sont énormes. Travailler pour nous comme être humains nous imposent de maintenir la diversité dans un climat stable. Le réchauffement engendre des mouvements dans de très mauvaises directions. J'aurais besoin de plus de temps à vous consacrer pour aller en profondeur dans la réponse aux sceptiques... Une analogie encore : en 1964, dans mon pays, après une longue étude, la communauté scientifique a dit que fumer des cigarettes engendrait des maladies mortelles et que davantage d'Américains décédaient chaque année des suites du tabac que le nombre total d'Américains morts pendant la Seconde guerre mondiale. Pendant cinq décennies, les lobbies cigarettiers ont organisé et financé des groupes de scientifiques pour démentir ces faits établis en disant : « Eh ! Attendez une minute, notre grand-père a fumé toute sa vie et il pense devenir centenaire. » C'était une autre vérité qui dérangeait...

Avez-vous convaincu des sceptiques ?

« Beaucoup, oui mais pas tous. Une chose me rend heureux : c'est quand des personnes viennent me trouver et me disent : « J'étais sceptique, je ne le suis plus. Un important éditorialiste du magazine « Scientific american », réputé pour être sceptique, a vu le film. Il a passé une semaine au téléphone pour appeler des scientifiques et a déclaré dans sa colonne : J'étais sceptique, je suis devenu un activiste. »

L'empreinte écologique imprimée sur la planète par le modèle de développement occidental est insoutenable. Connaissez-vous votre empreinte personnelle ?

“Oh ! elle équivaut à des milliers d'arbres plantés (NDLA : il mime le nombre de terrains nécessaires). A un niveau personnel, j'ai acheté une voiture hybride, changé toutes les lumières et posé des panneaux solaires sur mon toit. J'ai pris un engagement depuis deux ans avec ma famille afin d'avoir un mode de vie carbone zéro. On peut réduire toutes les choses, mais on ne peut pas toutes les éliminer, c'est pour cela que je finance des projets qui réduise le CO2 liés notamment à mes émissions de voyage. J'ai investit avec mon épouse dans des projets de cuisines solaires dans les villages en Inde. On a mis de l'argent dans un projet de centrale hydroélectrique en Hongrie qui remplace de l'électricité produite avec du charbon. J'ai mis de l'argent dans le marché du carbone à Londres. Je vous remercie d'avoir pris le temps de regarder mon film.»

Propos recueillis par Christope Schoune

# Posté le mercredi 11 octobre 2006 13:32

Modifié le dimanche 03 juin 2007 12:03

ACTIONS CITOYENNES avec le Parlement francophone bruxellois ...

ACTIONS CITOYENNES avec le Parlement francophone bruxellois ...
http://www.pfb.irisnet.be/initiatives/education-a-la-citoyennete/actions-citoyennes

http://www.zerodeconduite.net/indigenes/dossier_pedagogique.htm

Avant-première du film Indigènes : 250 jeunes découvrent un morceau oublié de l'histoire


A l'occasion de la fête de la Communauté française, le PFB a souhaité offrir, le mardi 26 septembre, le film Indigènes en première vision à 250 jeunes de l'enseignement secondaire bruxellois.

Ce long-métrage de Rachid Bouchareb avec Jamel Debbouze, primé lors du dernier Festival de Cannes, retrace l'histoire des tirailleurs africains durant la Seconde guerre mondiale. Il s'agit de souligner l'implication de ces hommes venus d'un autre continent pour défendre nos libertés et dont cette page de l'histoire a été occultée.


Après la projection du film, ils ont fait part de leur admiration devant le courage et la dignité de ces soldats, en présence de parlementaires, de représentants de la société civile, d'un historien de l'Ecole Royale militaire, ... Ce moment a permis de sensibiliser les jeunes au respect de l'autre, à la force de la solidarité et à la défense de droits humains.


Le Président du Parlement francophone bruxellois, Christos Doulkeridis, entourés des parlementaires, Fatiha Saïdi, André du Bus de Warnaffe et Rachid Madrane ont tenu à rappeler l'importance de maintenir la Mémoire et d'analyser les mécanismes qui conduisent à commettre des actes de barbarie.


Cette opération s'inscrit dans le programme citoyen développé depuis plusieurs années par le Parlement francophone bruxellois. De novembre 2006 à mars 2007, mille élèves seront invités à participer à des visites de lieux de mémoire (Caserne Dossin, Fort de Breendonk, Nécropole militaire de Chastre où reposent côte à côte des soldats français et des tirailleurs marocains) et à des débats sur la démocratie au Parlement.



200 jeunes deviennent des « passeurs de mémoire » face à l'extrémisme et ses dérives


Dans le cadre du programme d'éducation à la citoyenneté du Parlement francophone bruxellois, le Président Christos Doulkeridis et les membres du Bureau ont invité, ce jeudi 20 avril 2006, plus de 200 étudiants issus d'établissements d'enseignement secondaire bruxellois (tous types et réseaux confondus) à rendre un hommage aux tirailleurs marocains et aux soldats français enterrés au cimetière de Chastre. Dans l'après-midi, ils ont débattu de l'extrémisme au théâtre de Poche.
Ces étudiants avaient précédemment visité, en février et mars, le Fort de Breendonk, le musée Juif de Malines et s'étaient rendu au Parlement bruxellois pour rencontrer des témoins de la Seconde guerre mondiale et des députés pour débattre du droit à la liberté.

« Demain, nous serons la Mémoire et nous raconterons l'histoire de ceux qui ont combattu pour nos libertés »

A la nécropole de Chastre, face aux 340 stèles musulmanes et aux 750 croix chrétiennes, ils ont pris conscience du courage de ces hommes venus du Maroc, d'Algérie et de France pour défendre les libertés que nous connaissons aujourd'hui. La plupart de ces élèves, y compris ceux d'origine marocaine, ignorait la participation de ces hommes aux combats qui se sont déroulés sur notre sol durant la Seconde guerre mondiale.

Dans son discours, Christos Doulkeridis a souligné le courage des soldats marocains, belges, français, anglais, algériens, sénégalais, américains, ... musulmans, catholiques, protestants, juifs ... qui ont combattu côte à côte le nazisme. « La plus grande erreur que nous pourrions faire serait de croire notre démocratie acquise. Les actes de barbarie commis durant la Seconde guerre mondiale ne sont pas aussi loin que vous le pensez et n'appartiennent pas au passé. Le génocide au Rwanda, les crimes commis en ex-Yougoslavie et ce qui se passe quotidiennement dans le monde montrent que le manque de démocratie conduit à la terreur et au totalitarisme. »

En fleurissant la stèle qui se trouvait devant eux et en observant une minute de silence, ils se sont engagés à transmettre aux générations futures les enseignements du passé : les convaincre de l'importance de défendre, en toutes circonstances, les valeurs de notre démocratie et des droits humains.

Débat au théâtre de Poche

Durant l'après-midi, ils ont assisté à la représentation de la pièce « M l'intrépide ». Bousculés et choqués par certains propos, mal à l'aise à d'autres moments, ces jeunes ont débattu avec le Président du Parlement, Christos Doulkeridis, des députés bruxellois, Rachid Madrane et Caroline Persoons, et l'auteur de la pièce, Olivier Coyette.

Le questionnement des jeunes axé sur le racisme, la montée des extrémismes, le respect des autres, l'engagement citoyen et la vie en commun a donné matière à réflexion à l'ensemble des participants de cette journée.

Le débat a démontré à quel point il était important de développer de tels projets, de pousser les élèves à argumenter leurs opinions et à écouter les autres.
Le message du politique présent a été le suivant : le respect, c'est celui que l'on reçoit mais d'abord celui que l'on donne.

De février à mars 2006, plus de 500 étudiants ont visité le Fort de Breendonk ou le Musée juif de la Résistance à Malines


Dans le cadre de ses missions d'éducation à la citoyenneté, le Parlement francophone bruxellois prend en charge les visites de lieux de souvenir de la seconde guerre mondiale, à savoir le Fort de Breendonk ou le Musée juif de la Résistance à Malines, pour permettre à plus de 500 étudiants de l'enseignement francophone bruxellois d'effectuer un travail de mémoire.

Après la visite du lieu, sous la conduite de guides de l'Institut National des Invalides de Guerre (INIG), les étudiants se sont rendus au Parlement bruxellois pour rencontrer des anciens prisonniers, des témoins d'actions humanitaires et débattre avec des députés bruxellois de toutes les actions à mener pour défendre et promouvoir la démocratie.

Débat au théâtre de Poche

Le Bureau du Parlement francophone bruxellois, conscient de la responsabilité fondamentale des assemblées parlementaires dans la défense et la promotion de la démocratie, a inscrit dans ses priorités le développement d'activités destinées au renforcement de l'idéal démocratique. C'est ainsi que depuis 1997, le Parlement a développé un vaste programme d'éducation des jeunes à la citoyenneté responsable en organisant des visites au Fort de Breendonk et au Musée Juif de la Déportation et de la Résistance de Malines. Cette initiative permet chaque année à 2000 élèves des écoles secondaires francophones de la Région de Bruxelles-Capitale de visiter ces lieux de mémoire.

Dans le prolongement de ces journées, des actions axées sur des faits d'actualités sont organisées pour les étudiants des écoles qui participent aux visites des lieux de souvenir.

En mai 2005, le Parlement francophone bruxellois a invité plus de 300 jeunes à assister au Théâtre de Poche à la pièce "Allah Superstar", pour lancer le débat sur la tolérance.

# Posté le dimanche 22 octobre 2006 04:48

Modifié le jeudi 07 juin 2007 17:20

la Terre vit au-dessus de ses moyens ...

la Terre vit au-dessus de ses moyens ...
http://www.wwf.fr/actualites/biodiversite_et_consommation_un_nouvel_equilibre_a_trouver_rapport_planete_vivante_2006_du_wwf

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&sommaire=1&id_article=6923&film=

ECOLOGIE :
la Terre vit au-dessus de ses moyens



Dans son dernier rapport « Planète vivante », le Fonds mondial pour la Nature (WWF) dresse un constat inquiétant quant à l'utilisation des ressources de notre planète. Au rythme actuel, l'humanité aura besoin de deux planètes Terre en 2050 pour subvenir à ses besoins.

La carte mondiale de l'empreinte écologique

Il y a quarante ans, en 1966, la Terre utilisait 60% de ses ressources biologiques. En 2006, elle en consomme 125 %. Cela signifie qu'il faut aujourd'hui un an et trois mois pour produire les ressources écologiques que nous consommons en un an. C'est ce que révèle le dernier rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF ou World Wide Fund for Nature) en se basant notamment sur le calcul de l'empreinte écologique.

L'empreinte écologique d'un pays est un indicateur des activités humaines. Elle évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources (terrestres, maritimes) et à ses besoins d'absorption de déchets. Elle prend, par exemple, en compte le nombre d'hectares nécessaires pour produire du bois, pratiquer l'élevage pour la production de viande, de lait ou de laine mais aussi le nombre d'hectares pour absorber le CO2 libéré par la combustion des énergies fossiles. Pour le WWF, une empreinte inférieure à 1,8 hectare par personne permet une durabilité à l'échelle mondiale.

Pour mieux comprendre la carte, il convient de définir la biocapacité d'un pays. Cet indicateur est calculé en fonction du nombre et du type d'hectares « biologiquement productifs », en prenant en compte les rendements moyens. Une gestion plus intensive va permettre d'augmenter les rendements, et donc la biocapacité, mais si des ressources additionnelles sont utilisées, l'empreinte écologique sera alors plus importante. Certains pays (comme la Finlande, les Etats-Unis ou le Japon) ont ainsi une biocapacité inférieure à leur empreinte écologique alors que d'autres (comme la Chine, la Thailande, ou l'Egypte) ont une biocapacité supérieure à leur empreinte écologique.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 09:19

Modifié le samedi 11 novembre 2006 12:22

La Belgique compte près de 1.400 quartiers "en difficulté" ...

La Belgique compte près de 1.400 quartiers "en difficulté" ...
http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_312422.html?wt.bron=kanaalArt1

En Belgique, 1.369 quartiers sont répertoriés comme étant des quartiers en difficulté. C'est à Bruxelles et Charleroi que la situation est la plus inquiétante avec chaque fois plus de 11.000 habitants concernés. Le nombre de logements sociaux est par contre assez faible. Ces chiffres ressortent d'une étude présentée mercredi par le ministre de la Politique des grandes villes, Christian Dupont.

Bruxelles, Charleroi, Liège


L'étude, qui se présente sous forme d'Atlas et s'intitule "Analyse dynamique des quartiers en difficulté dans les régions urbaines belges", montre que sur les 1.369 quartiers en difficulté en Belgique, Bruxelles en compte 295, Charleroi 274 et Liège 267. Ces quartiers en difficulté concernent principalement les villes wallonnes et dans une moindre mesure les villes flamandes du pays.

Trois groupes

Un premier type de quartiers en difficulté se situe dans les ceintures ouvrières des grandes villes héritées du 19ème siècle, un deuxième groupe se situe le long de l'axe industriel wallon. Enfin, on trouve des quartiers de logement sociaux tant dans les centres urbains que les périphéries.

Peu de logements sociaux

Cette étude met aussi en évidence le faible pourcentage de logements sociaux en Belgique (7%) et les effets pervers causés par la "gentrification" (ou l'embourgeoisement) de certains quartiers, qui a pour conséquence de créer une dualisation sociale suite à l'augmentation des prix. "La commune de Molenbeek a tendance à bouger sur le plan social, la précarité se déplace", explique le bourgmestre de Molenbeek Saint-Jean, Philippe Moureaux. "La mixité sociale reste très difficile", ajoute-t-il, citant en exemple le quartier maritime et "l'effet Dansaert".

Base scientifique

Pour Christian Dupont, "Cette étude, actualisable, est une base scientifique qui permettra aux villes d'analyser leurs problèmes et de réfléchir à de nouveaux projets afin qu'elles puissent devenir dans le futur des villes multifonctionnelles" . Par rapport à une première étude, réalisée en 2001 - l'"Atlas des villes en difficultés" - , cette nouvelle étude se base sur des indicateurs actualisés, plus complets et plus représentatifs. De plus, par rapport à l'Atlas précédent, l'échantillon étudié a été élargi et regroupe au total 30% de la population des quartiers les moins aisés.

Environ un quart des Bruxellois vivent sous le seuil de pauvreté et un habitant de la capitale sur six âgé entre 18 et 64 ans vit d'un revenu de remplacement. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'Observatoire de la Santé et du Bien-être en région bruxelloise.

Les Bruxellois mal placés
Selon les chiffres récoltés par l'Observatoire, 27 % des Bruxellois vivent en effet sous le seuil de pauvreté, contre 11 % et 18 % en Flandre et en Wallonie. Fin 2006, le montant de quasi toutes les allocations sociales minimales se situe sous le seuil de risque de pauvreté (777 euros pour un isolé).

Revenu d'intégration sociale
Fin 2005, on enregistrait 25.997 bénéficiaires du revenu d'intégration sociale ou équivalent, soit 2,5 % de la population. C'est 2,5 fois plus que dans l'ensemble du pays. Parmi ces bénéficiaires, plus d'un quart a une famille à charge, note encore l'étude. 14,4 % de la population bruxelloise bénéficie en outre de l'intervention majorée des soins de santé.

Chômage longue durée en hausse, santé facteur important
Le taux de chômage reste très élevé (22,1 %) et le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés augmente encore (+4,2 %). Le taux de chômage de courte durée diminue (-8,1 %) mais celui de très longue durée augmente (+14,7 %). Les inégalités sociales face à la santé restent très marquées. Le risque de décéder en période post-néonatale (entre 1 mois et 1 an) est en effet multiplié par 3 pour les enfants nés dans un ménage sans revenu du travail. Les adultes qui ont un faible niveau d'instruction présentent 3,5 fois plus souvent une obésité que ceux ayant une diplôme de l'enseignement supérieur, 3 fois plus de dépression et près de 3 fois moins de chance de bénéficier d'un dépistage du cancer du col de l'utérus.

Les jeunes restent précarisés
La population jeune reste particulièrement précarisée, note encore le rapport. 29 % des nouveaux-nés bruxellois vivent dans un ménage sans revenu du travail et plus de 10 % dans un ménage monoparental sans revenu du travail; 31 % des jeunes de 0 à 17 ans vivent dans un ménage sans emploi rémunéré; entre 18 et 24 ans, près d'un jeune sur cinq a quitté l'enseignement secondaire avec au maximum un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur; plus d'un tiers des jeunes actifs sont au chômage et 8 % des 18-19 ans vivent d'une allocation du CPAS.

Différences entre communes
Si la situation globale de la région s'améliore, souligne enfin le rapport, certains indicateurs suggèrent par contre que les écarts s'accroissent, tant entre communes qu'entre catégories d'habitants, comme c'est le cas par exemple du revenu médian entre communes pauvres et riches ou l'accès aux soins de santé.

Ce "baromètre social" est une partie du "Rapport bruxellois sur l'état de la pauvreté" qui paraît chaque année. Les autres parties du rapport seront publiées tous les deux ans. En 2007, en plus du baromètre social, il est prévu de publier également un état des lieux chiffré de différents secteurs avec des contributions externes à l'Observatoire. En 2008 paraîtra le premier rapport bruxellois complet sur l'état de la pauvreté.
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# Posté le mercredi 29 novembre 2006 11:03

Modifié le dimanche 03 juin 2007 12:02

2% de l'humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages ...

2% de l'humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages ...
http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_317578.html?wt.bron=homeArt6

http://www.un.org/french/

2% de l'humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages


2% de l'humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages tandis que la moitié de la population mondiale en détient 1%, selon une étude des Nations unies publiée ce mardi qui confirme les écarts gigantesques de niveau de vie sur la planète.

Un patrimoine personnel de 2.200 dollars ou plus permet de faire partie des 50% des personnes les plus riches au monde, 61.000 dollars suffisent pour compter parmi les 10% des personnes les mieux dotées et 500.000 dollars pour accéder au club très fermé du 1% des individus les plus fortunés.

"Cette étude montre que les inégalités de patrimoine sont encore plus grandes que les inégalités de revenus", a souligné lors d'une conférence de presse Anthony Shorrocks, directeur de l'Institut mondial de recherche sur l'économie du développement de l'université des Nations unies (UNU-WIDER), basé à Helsinki.

Pour réaliser cette enquête, les chercheurs ont fait la somme des actifs de chaque individu adulte (propriétés immobilières, foncières, portefeuille financier...) moins ses dettes, en tenant compte des taux de change et du pouvoir d'achat. Les revenus (salaires, retraites, allocations) ne sont pas exprimés.

L'étude confirme également la concentration de la richesse dans les pays les plus développés: 25% des 10% des personnes les plus riches vivent aux Etats-Unis, 20% au Japon, 8% en Allemagne, 7% en Italie, 6% en Grande-Bretagne, 4% en France et en Espagne.

La concentration du patrimoine à l'intérieur d'un même pays est également très forte: "La part de richesse détenue par les 10% les plus riches s'échelonne d'environ 40% en Chine à 70% aux Etats-Unis, voire plus dans d'autres pays", selon l'étude.

En 2000, année de référence de l'étude, 499 personnes dans le monde étaient milliardaires en dollars et 13 millions étaient millionnaires.
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# Posté le mardi 05 décembre 2006 10:50